Lecture : « Les murs et les rues ont des oreilles » de Marie-Thérèse Esneault, Editions Quintessence, 2008

Les murs et les rues ont des oreilles de Marie-Thérèse Esneault, 2008, Editions Quintessencemurs_rues

Ce livre retrace le parcours de Marie-Thérèse Esneault, d’abord professeur de musique, puis musicothérapeute et aromacologue, nous faisant entrer dans un univers violent et fragile : celui du monde de la rue et du milieu carcéral. Pour cela, elle a utilisé de nombreuses médiations : la musique, les odeurs, le corps, l’art. Les nombreux témoignages qui jalonnent ce livre sont la preuve que ces personnes en marge peuvent avoir accès à des soins psychiques. Cela oblige le thérapeute à se déplacer, persuadé que son patient lui indique le chemin. De vraies questions pour notre société qui délaisse ses malades mentaux, traînant dans la rue et se retrouvant très souvent en prison à cause de passages à l’acte. La prison et la rue seraient-elles la seule issue possible à cause de nos peurs ? Ne préfère-t-on pas les cacher et les enfermer ? Les lecteurs ne sortiront pas indemnes de cette lecture, et un autre regard permettra d’ouvrir les portes de l’intériorité !

Lecture : « Odeurs prisonnières » de Michel Gaulier et Marie-Thérèse Esneault, Editions Quintessence, 2002

Odeurs prisonnières de Michel Gaulier et Marie-Thérèse Esneault, 2002, Editions Quintessence

odeurs_prisonnieresLa thérapie par les odeurs, c’est ce qu’expérimente Marie-Thérèse Esneault qui découvrit complètement par hasard l’importance des odeurs, dans la reconstruction psychologique, mais aussi physique, des personnes incarcérées. Elle fut très touchée par la demande toute simple de ses patients détenus de vouloir respirer des odeurs. Ce fut notamment le cas de Michel Gaulier, hospitalisé pour dialyse. Grâce à des odeurs contenues dans de petits flacons, celui-ci est parvenu à redécouvrir des sensations et des émotions complètement oubliées.